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Le rendez-vous a désormais pris les allures d'une habitude tenace : tous les ans
au mois de novembre, nous avons droit à un nouvel épisode de Call of Duty. Si le
succès commercial est pour l'instant toujours présent, la série est aussi
régulièrement critiquée pour son manque de prise de risques. Vous vous attendiez
donc logiquement à retrouver exactement la même recette que les années
précédentes et vous vous prépariez déjà à inonder les forums de vos diatribes
enflammées ? Pas de chance, Treyarch vous a pris de court en proposant de vraies
nouveautés qui méritent le détour.
Comment présenter la série des Call of Duty sans pour autant tomber dans
la success-story ni dans la critique gratuite ? Voici en effet quelques
années que la licence phare d'Activision mène la danse en se baladant
tout en haut des classements de ventes de jeux. Ce succès a aussi attiré
son flot de critiques plus ou moins fondées : on reproche ainsi souvent
à cesFPSde
proposer des campagnes trop courtes, trop manichéennes et trop
linéaires... En général, en lançant un Call of Duty, on s'attend à s'en
prendre plein les yeux mais pas forcément à découvrir un scénario
poignant. Le premier Black Ops avait déjà changé la donne : il profitait
d'une narration plus maîtrisée et nous présentait la guerre froide sous
ses aspects les moins glorieux. Les équipes de Treyarch sont allées
encore un peu plus loin avec cette suite qui s'avère surprenante à plus
d'un titre.
Le solo de Black Ops II joue sur deux tableaux : on retrouve tantôt Alex
Mason, le héros du premier opus, qui nous entraîne dans les années 80
histoire de continuer de nous faire visiter les coulisses les plus
sombres de la guerre froide ; mais la plupart des missions nous
entraînent en 2025, en compagnie de son fils David. Ce futur est loin
d'être rose : les Etats-Unis sont à deux doigts d'un conflit ouvert avec
la nouvelle puissance mondiale, la Chine, et un mystérieux activiste
cherche à semer les graines d'une révolution mondiale. Le fameux Raul
Menendez à la base de ce mouvement est motivé par une rancune tenace,
celle-ci trouvant ses origines dans les combines douteuses menées
pendant la guerre froide. Ici personne n'est épargné, si les ennemis des
Etats-Unis restent présentés comme de grands méchants, les méthodes
employées par la CIA dans le passé sont vertement critiquées. On
retiendra par exemple le rôle ambigu accordé dans le scénario au
dictateur Manuel Noriega ou les remarques lourdes de sous-entendus
concernant les fournitures d’armes en Afghanistan... Black Ops II
propose donc une vision moins simpliste, moins manichéenne du monde que
les autres jeux du genre. On retrouve d'ailleurs cette approche dans les
phases se déroulant dans le futur et on en vient ainsi à comprendre
intimement les motivations de nos ennemis.
Si le scénario a de quoi réserver son lot de surprises, les nouveautés
viennent surtout de la structure même de la campagne. Le fait de situer
l'intrigue à la fois dans le passé et dans le futur était un pari osé,
mais le résultat tient finalement la route en termes de narration et
nous permet de profiter de séquences très variées. LeHUDet
l'ambiance musicale suffisent à inscrire une mission dans son époque,
mais ce sont surtout les armes qui font la différence. Imaginez que dans
le même jeu vous pourrez chevaucher aux côtés des moudjahidine afghans
pour dégommer des chars soviétiques au lance-roquettes ou utiliser un
fusil de sniper à impulsion ultra-futuriste pour tirer à travers les
murs. On apprécie la variété mais malheureusement l'aspect technique ne
suit pas toujours : les séquences se déroulant dans les années 80 nous
proposent parfois des graphismes vraiment venus d'un autre temps.
On sait que le moteur graphique a vieilli mais le résultat est
étrangement inégal : vous allez littéralement pleurer sur certaines
textures ou sur certains effets d'aliasingtandis
que d'autres niveaux vous sembleront plutôt jolis. De la même façon, les
premières missions ont peut-être des allures de couloirs, mais les
choses s'arrangent ensuite assez vite. On est alors surpris de découvrir
des environnements un peu plus vastes qu'à l'accoutumée et qui
permettent plusieurs approches. Les plus curieux pourront même
personnaliser leur équipement ou fouiller un peu les niveaux pour mettre
la main sur des bonus bien pratiques. Ce sera par exemple l'occasion
d'enfiler une combinaison de camouflage futuriste, de s'attacher les
services d'un drone ou de récupérer des armes un peu plus exotiques
telles qu'une épée ou des pièges à loups.
S'il fallait synthétiser les nouveautés de cette campagne, on pourrait
dire que le joueur est tout simplement plus libre de ses faits et
gestes. Vous avez toujours des doutes ? Sachez qu'il existe tout de même
six fins différentes qui se débloquent en fonction de vos choix et de
vos actions tout au long de la campagne. On ne vous la fait pas, vous
imaginez déjà les choix grossiers qui se contentent de vous demander
d'appuyer sur une touche ou une autre ? Ce n'est pas forcément le cas,
les embranchements sont généralement bien plus subtils et imprévisibles
que cela. Vous pouvez par exemple terminer une mission sans pour autant
réussir à protéger l'un des personnages principaux. Cet échec relatif
vous donnera l'occasion de débloquer un nouveau niveau pour essayer de
rattraper le coup. Il s'agit d'ailleurs de l'une des fameuses missions
Strike Force qui font leur apparition dans ce Black Ops 2.
Ces missions sont facultatives mais le fait de les réussir va modifier
le contexte géopolitique du jeu et faciliter votre progression dans les
derniers niveaux. Le principe des missions Strike Force est alléchant
sur le papier : il s'agit d'y diriger toute une escouade constituée
aussi bien de soldats que de drones, et chargée d'accomplir des
objectifs bien précis dans un temps donné. Pour ce faire, vous pouvez au
choix incarner directement vos troupes ou alterner avec une vue tactique
aérienne permettant de donner facilement des ordres. L'idée est bonne
mais elle se confronte à un triste constat : l'IAcatastrophique
des ennemis gâche totalement le plaisir. Le manque d'intelligence des
adversaires pose déjà problème dans le cadre des missions classiques,
mais cet aspect pourrit l'aspect tactique des missions Strike Force.
C'est bien simple, pour compenser ce biais et pour vous proposer un
minimum de challenge, le jeu est obligé de vous envoyer des cohortes
d'ennemis tous plus bêtes les uns que les autres. Quitte à dégommer des
zombies sans cervelle, autant se tourner directement vers le mode
consacré à ce joyeux passe-temps...
Treyarch ne pouvait effectivement pas passer à côté de son désormais
célèbre mode Zombies qui continue d'évoluer gentiment. C'est forcément
l'occasion de massacrer du mort-vivant avec trois amis dans sa
déclinaison Survie, mais deux nouveautés viennent compléter cette
approche classique. On accueille ainsi avec plaisir un mode Tranzit
assez sympathique : on retrouve toujours quatre joueurs en coopération
mais il s'agit désormais de déambuler sur unemapgigantesque
regorgeant d'objectifs et constituée de plusieurs zones. Pour passer de
l'une à l'autre, vous pouvez prendre vos jambes à votre cou, mais il est
plutôt conseillé d'utiliser un bus conduit par un étrange automate.
L'autre nouveauté est le mode Lutte dans lequel deux équipes de quatre
joueurs s'affrontent sans pour autant pouvoir se blesser directement. Il
faut donc essayer de pousser les adversaires dans la lave, attirer des
zombies sur eux, piquer leurs bonus... Les joueurs les plus vicieux
apprécieront, mais on peut tout de même faire un petit reproche à ce
mode de jeu. Pour gagner, il faut en effet venir à bout d'une vague de
zombies alors que tous les membres de l'autre équipe sont à terre. Vous
imaginez bien que les parties peuvent s'éterniser, voire s'embourber,
quand aucune des deux équipes ne parvient à sauver sa peau...
De toutes façons, si vous voulez du multijoueur compétitif nerveux et
pas prise de tête, vous savez bien que vous aurez de quoi vous faire
plaisir avec un Call of Duty. Black Ops II ne déroge pas à la règle et
se montre particulièrement complet dans le domaine. Les habitués de la
série devraient facilement trouver leur bonheur parmi les 14mapsproposées.
Deux ou trois d'entre elles sont un peu moins intéressantes (on pense
notamment au pont du porte-avion ou au yacht relativement étroit), mais
globalement les équipes de Treyarch ont fait des pieds et des mains pour
soigner lelevel
design.
Lesmapsne
sont jamais bien grandes mais elles regorgent de recoins, de passages en
tout genre et exploitent intelligemment la verticalité. Ce multi joue
lui aussi la carte du changement dans la continuité en apportant
davantage d'options dans la personnalisation des classes : vous disposez
désormais de 10 points pour créer le soldat de vos rêves. Concrètement,
vous pouvez par exemple choisir de vous passer d'une arme secondaire
pour profiter d'un atout supplémentaire. Encore une fois, le maître mot
ici est la liberté de jouer comme vous l'entendez.
L'autre grosse nouveauté du multijoueur tient à la refonte des fameux
Killstreaks qui prennent à présent le nom de Scorestreacks. La
différence est de taille puisque vous faites désormais monter votre
compteur lorsque vous réalisez des assistances et lorsque vous êtes
utile à votre équipe en prenant les points ou en révélant la position de
vos ennemis par exemple. Bref, il s'agit ni plus ni moins d'une prime
aux objectifs qui permet de récompenser les joueurs qui ont un minimum
d'esprit d'équipe. La plupart des 22 Scorestreaks se contentent
d'apporter un petit côté futuriste à des recettes que l'on connaît déjà
mais quelques gadgets sortent du lot. On pense notamment au Dragonfire,
un drone volant assez marrant à manier, ou au Guardian, un four à
micro-ondes d'extérieur qui va considérablement vous aider à protéger
les objectifs en ralentissant et en cramant vos ennemis. Ce dernier sera
bien pratique dans le cadre du nouveau mode multi dénommé Hardpoint
(Point stratégique en bon français) puisqu'il s'agit d'y sécuriser des
points apparus aléatoirement sur lamap.
Cette déclinaison est appréciable car elle empêche les équipes de camper
sur leurs positions.
Le second nouveau mode s'intitule Multi-Team et, comme son nom
l'indique, permet à plus de deux équipes de se mettre joyeusement sur la
tronche. Nous avons ainsi eu l'occasion de jouer à trois équipes de
quatre joueurs à du TeamDeathmatchet
à du Hardpoint, mais ces parties pourraient aussi bien réunir six
équipes de deux joueurs... On s'en doutait, le résultat est méchamment
frénétique mais pas nécessairement très sérieux. De la même manière,
l'aspect futuriste de l'arsenal ajoute un petit côté délirant et fun qui
ne plaira pas à tout le monde : on est finalement plus proche d'un
Perfect Dark que d'un Counter Strike. Dans ces conditions, on est plutôt
surpris de constater que les équipes de Treyarch lorgnent du côté de l'e-sport.
Elles ont en effet intégré un système de ligues un peu à la manière d'un
Starcraft II et elles ont amélioré le mode Studio déjà présent dans le
précédent volet pour faciliter le shoutcasting. Bref, ce Black Ops 2 a
indéniablement les atouts pour attirer du monde sur son multijoueur et
pour faire en sorte que cette communauté reste fidèle à long terme ; si
on est en droit d'avoir des doutes sur le fait que les joueurs de haut
niveau s'accaparent ces outils, ils devraient par contre contribuer à la
démocratisation de l'e-sportqui
est déjà en cours.
Le rendu graphique est très inégal : les premiers niveaux paraissent
vraiment datés tandis que d'autres missions nous en mettent plein les
yeux. Le beau cohabite avec le laid et la campagne solo vous réserve
aussi bien de bonnes que de mauvaises surprises visuelles. Par contre,
il faut reconnaître que les maps multijoueurs sont la plupart du temps
relativement jolies et qu'elles proposent des effets lumineux assez
réussis.
Jouabilité
16/20
Le gameplay est toujours aussi efficace mais il se heurte à de sérieux
problèmes d'IA. La bêtise de vos ennemis est parfois troublante lors des
missions classiques de la campagne, elle devient tout simplement
inacceptable dans le cadre des missions Strike Force censées apporter un
peu de tactique à la recette habituelle. Tout rentre dans l'ordre quand
on se tourne vers le multijoueur qui propose des modes toujours aussi
fun et nerveux qui exploitent parfaitement le contexte futuriste du
titre.
Durée de vie
15/20
Comptez environ six heures pour boucler la campagne. Vous trouvez ça
court ? C'est possible mais cette fois-ci le solo propose une vraie
rejouabilité : vous aurez forcément envie d'explorer les six fins
différentes, les niveaux prennent un peu moins des allures de couloir,
chaque mission propose différents objectifs secondaires permettant de
débloquer des armes plus ou moins délirantes... Une fois que vous aurez
écumé le solo, vous pourrez toujours profiter du mode Zombies qui
s'étoffe pour l'occasion et du multijoueur compétitif toujours aussi
complet.
Bande son
14/20
Les doublages français sont assez inégaux et ne sont malheureusement pas
au niveau des voix anglaises. L'ambiance musicale vous réserve de beaux
moments symphoniques qui vous plongeront dans les années 80, par contre
les thèmes se font plus froids et plus électroniques lorsqu'il s'agit de
nous projeter dans le futur. Les bruitages restent corrects mais les
instructions vocales finissent par être un peu fatigantes en multijoueur.
Scénario
16/20
Le premier Black Ops proposait déjà un véritable scénario et sa suite
s'inscrit logiquement dans sa continuité. Certes, on pourra toujours
trouver quelques petites incohérences, mais globalement la narration est
mieux maîtrisée que dans les autres titres du genre, l'intrigue est
moins manichéenne, les choix proposés ne sont pas forcément grossiers et
ils viennent réellement modifier l'expérience de jeu.
Note
Générale
14/20
On ne va pas se voiler la face, ce Black Ops II présente encore quelques
faiblesses techniques, mais les équipes de Treyarch ont fait de
véritables efforts pour apporter des nouveautés sur le fond. En
proposant un solo moins linéaire et moins manichéen que les autres
titres du genre, ce nouvel épisode de Call of Duty nous donne vraiment
l'impression d'avoir intégré les critiques faites à la série pour se
surpasser. Ajoutez à cela un mode Zombies encore plus complet et un
multijoueur compétitif toujours aussi fun et nerveux, et vous obtenez
l'un des meilleurs opus de la série.
La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du
jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.
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